2011.06 Hélène Helbig de Balzac, Bert Ingelaere and Stef Vandeginste | Voting practices and voters' political thinking during the 2010 Burundi elections

Abstract

A scholarly consensus exists regarding the fact that electoral processes can facilitate democratisation but can equally be the source of instability and/or advance authoritarian rule. Generally, these processes are analyzed by focussing on macro-political institutions and actors. This paper, however, presents a « bottom-up » analysis of the 2010 electoral proces in Burundi through the analysis of survey results that are representative for the Burundian electorate. The results reveal the existence of two regional tendencies regarding “political mobilisation”. In addition, four major “electoral groups” can be identified throughout the Burundian territory. Although the “generic” motivation to exercise civic rights and democratic duties through elections is widespread throughout these electoral groups and regions, the findings reveal that an important part of the electorate is either disinterested or characterized by populistic or clientelistic thinking and behaviour. The findings also suggest the existence of a divide between the perceived preoccupations of the political class and the aspirations of the ordinary population. Situated in the context of twenty years of political transition in Burundi, these “pragmatic” and “populistic” practices and local ways of political thinking observed during the 2010 electoral process reveal the danger of an instrumentalisation of these tendencies by anti-democratic and/or violent “forces”. Secondly, it raises the question how to democratize Burundi’s political transition in substance, thus also in local popular thoughts and practices.

Résumé

Il existe un consensus scientifique concernant le fait que les processus électoraux peuvent faciliter la démocratisation mais peuvent également être la source d’instabilité ou encore amener un régime autoritaire. Généralement, ces processus sont analysés en mettant l’accent sur les acteurs et les institutions politiques macros. Cet article présente toutefois une analyse par le bas du processus électoral de 2010 au Burundi par le biais de l’analyse des résultats d’un sondage représentatif de l’électorat burundais. Les résultats révèlent l’existence de deux tendances régionales sur le plan de la « mobilisation politique ». En plus, quatre grands «groupes d’électeurs » peuvent être distingués au sein du territoire burundais. Bien que la motivation « générique », c’est-à-dire l’exercice des droits civiques grâce à des élections, soit très répandue dans l’ensemble de ces groupes d’électeurs et les diverses régions du pays identifiées, les résultats révèlent qu’une partie importante de l’électorat est désintéressée ou alors caractérisée par des comportements et des pensées populistes ou clientélistes. Les résultats indiquent également l’existence d’un fossé entre la perception des préoccupations de la classe politique et les aspirations de la population ordinaire. Situées dans le contexte de vingt années de transition politique au Burundi, ces pratiques « pragmatiques » et « populistes » et les modes de pensée politique observés au niveau local durant le processus électoral de 2010 révèlent le danger d’une instrumentalisation de ces tendances par des « forces » antidémocratiques et/ou violentes. En second lieu, se pose également la question de savoir comment démocratiser en substance la transition politique du Burundi, donc aussi dans les pratiques et les pensées populaires locales.
 

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2011.05 Hélène Helbig de Balzac, Stef Vandeginste and Bert Ingelaere | Pratiques de vote et pensées politiques des électeurs durant les élections de 2010 au Burundi

Abstract

A scholarly consensus exists regarding the fact that electoral processes can facilitate democratisation but can equally be the source of instability and/or advance authoritarian rule. Generally, these processes are analyzed by focussing on macro-political institutions and actors. This paper, however, presents a « bottom-up » analysis of the 2010 electoral proces in Burundi through the analysis of survey results that are representative for the Burundian electorate. The results reveal the existence of two regional tendencies regarding “political mobilisation”. In addition, four major “electoral groups” can be identified throughout the Burundian territory. Although the “generic” motivation to exercise civic rights and democratic duties through elections is widespread throughout these electoral groups and regions, the findings reveal that an important part of the electorate is either disinterested or characterized by populistic or clientelistic thinking and behaviour. The findings also suggest the existence of a divide between the perceived preoccupations of the political class and the aspirations of the ordinary population. Situated in the context of twenty years of political transition in Burundi, these “pragmatic” and “populistic” practices and local ways of political thinking observed during the 2010 electoral process reveal the danger of an instrumentalisation of these tendencies by anti-democratic and/or violent “forces”. Secondly, it raises the question how to democratize Burundi’s political transition in substance, thus also in local popular thoughts and practices.

Résumé

Il existe un consensus scientifique concernant le fait que les processus électoraux peuvent faciliter la démocratisation mais peuvent également être la source d’instabilité ou encore amener un régime autoritaire. Généralement, ces processus sont analysés en mettant l’accent sur les acteurs et les institutions politiques macros. Cet article présente toutefois une analyse par le bas du processus électoral de 2010 au Burundi par le biais de l’analyse des résultats d’un sondage représentatif de l’électorat burundais. Les résultats révèlent l’existence de deux tendances régionales sur le plan de la « mobilisation politique ». En plus, quatre grands «groupes d’électeurs » peuvent être distingués au sein du territoire burundais. Bien que la motivation « générique », c’est-à-dire l’exercice des droits civiques grâce à des élections, soit très répandue dans l’ensemble de ces groupes d’électeurs et les diverses régions du pays identifiées, les résultats révèlent qu’une partie importante de l’électorat est désintéressée ou alors caractérisée par des comportements et des pensées populistes ou clientélistes. Les résultats indiquent également l’existence d’un fossé entre la perception des préoccupations de la classe politique et les aspirations de la population ordinaire. Situées dans le contexte de vingt années de transition politique au Burundi, ces pratiques « pragmatiques » et « populistes » et les modes de pensée politique observés au niveau local durant le processus électoral de 2010 révèlent le danger d’une instrumentalisation de ces tendances par des « forces » antidémocratiques et/ou violentes. En second lieu, se pose également la question de savoir comment démocratiser en substance la transition politique du Burundi, donc aussi dans les pratiques et les pensées populaires locales. 

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2011.04 Kristof Titeca and Samuel Samson Omwa | Community-based initiatives in response to the OVC crisis in North Central Uganda

Abstract

In response to the orphan crisis, a number of community initiatives have proliferated to enhance service delivery to OVCs (Orphans and other Vulnerable Children). Part of the literature paints a bleak and pessimistic picture: it believes that community based support interventions anchored on the family are faltering under the weight of increasing number of orphans; while others argue that communities are innovative and resilient to the extent that they have devised new coping strategies. The paper shows how OVC community responses in Northern Uganda are under severe pressure from a range of factors; but how these community initiatives are not collapsing – as the ‘social rupture’ thesis predicts. Instead, these community initiatives are dynamic and constantly evolving through various mechanisms to respond to the challenges of meeting the needs of the orphans. The paper shows how some of these initiatives are more successful than others in doing so. 

Résumé

En réponse à la crise des orphelins, le nombre d’initiatives locales se sont multipliées afin d’améliorer les services aux OEV (orphelins et enfants vulnérables). Une partie de la littérature sur le sujet dresse un tableau sombre et pessimiste de la situation : certains présument en effet que les interventions de soutien communautaires s’appuyant sur la famille vacillent sous le poids d’un nombre croissant d’orphelins. D’autres, en revanche, soutiennent que les communautés sont innovantes et flexibles, à tel point qu’elles ont mis sur pied de nouvelles stratégies de survie. Ce rapport montre à quel point les réponses communautaires apportées à la crise de l’OEV subissent la pression de divers facteurs, sans pour autant s’effondrer – comme le prédit la thèse de la « rupture sociale ». Au contraire, les initiatives communautaires sont dynamiques et évoluent constamment à travers différents mécanismes pour répondre aux défis que représente la satisfaction des besoins des orphelins. Ce document montre comment certaines de ces initiatives parviennent mieux que d’autres à relever ce défi.

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2011.03 Marie Gildemyn | Towards an Understanding of Civil Society Organisations' Involvement in Monitoring and Evaluation Unpacking the Accountability and Feedback Function of M&E

Abstract

The focus on Aid effectiveness and the adoption of aid modalities, such as budget support, has put the spotlight on Monitoring and Evaluation (M&E). Both donors and recipient countries are asked to reform their M&E system in line with the principles of the Paris Declaration and the Accra Agenda for Action. These reforms should improve country-led M&E systems and enable them to perform their dual function: 1) strengthening (domestic) accountability to ensure the implementation of programmes and policies, and, 2) provide feedback to improve programmes and policies.

This paper will focus on one aspect of the M&E reforms: the involvement of Civil Society Organisations (CSOs) in M&E systems, either in an institutionalized or independent way. As a first step to understand how M&E in general, and CSO-led M&E in particular, can fulfill its dual function, the concepts of accountability and feedback will be unpacked drawing upon a broad range of literature. Theories around accountability provide insights about the ways in which CSOs can use M&E evidence to improve domestic accountability. Secondly, public policy analysis theories highlight the complex and non-linear character of policy-making and change. Thirdly, the literature on evaluation use and influence explains the different ways in which evaluation can influence policymakers (or not). Last, the literature on research – policy interface focuses on the different factors that are mediating the influence of CSO-led M&E on programmes
and policies. Building further on the main elements of the literature discussed, the paper will then present a conceptual framework that aims to increase our understanding of CSOs’ involvement in M&E in the current development context. 

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2011.02 Nadia Molenaers, Leen Nijs and Huib Huyse | The Belgian NGO Landscape and the Challenges of the New Aid approach: Dealing with Fragmentation and Emerging Complexities

Abstract

Belgium's Non-Governmental Organisations (NGO)-sector embodies some of the country's most distinctive characteristics. Two of its main features are the affiliation of many organisations to one of the societal pillars and the divergence of the NGO-landscape on the different sides of the language border. A high degree of fragmentation is the result of these traits, which manifests itself internally in a scattering of small organisations and externally in a dispersion of NGOs' aid in the south. Past attempts of the bilateral aid agency to alleviate this ineffective situation have only been partially successful. Currently however the aid effectiveness debate is increasingly putting pressure on official and private aid actors to rethink the current practices of the non-governmental channel. Conflicting tendencies influence this debate, and in this chapter we aim to identify the elements that push the advance for a more effective Belgian NGO-sector, and those that possess the potential to obstruct it.

Résumé

Le secteur des organisations non gouvernementales (ONG) revêt en Belgique certains des traits les plus distinctifs du pays, dont les deux suivants principalement : l'adhésion de nombreuses organisations à un des piliers sociétaux et la divergence du paysage des ONG des deux côtés de la frontière linguistique. Ces traits sont à l'origine d'un degré de fragmentation élevé, qui se manifeste en interne par un éparpillement de petites organisations et en externe par une dispersion de l'aide des ONG au Sud. Les tentatives entreprises dans le passé par l'organisme d'aide bilatérale en vue d'améliorer cette situation inefficace n'ont obtenu qu'un succès partiel. Toutefois, à l'heure actuelle, le débat sur l'efficacité de l'aide force de plus en plus les acteurs de l'aide publique et privée à repenser les pratiques actuelles du canal non gouvernemental. Des tendances contradictoires influencent le débat. Dans ce chapitre, nous visons à identifier les éléments qui concourent à faire progresser le secteur des ONG vers plus d'efficacité, ainsi que ceux qui sont à même de contrarier cette progression.

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2011.01 Wim Marivoet and Hugues Keje | Approfondir le profilage géographique de la pauvreté en RDC: L'introduction d'indices composites sur base des avoirs

Résumé


Par nécessité ainsi qu’à cause de leur valeur intrinsèque et complémentaire, les méthodes synthétiques sur base des avoirs (en anglais: « asset-based approaches ») ont dernièrement regagné en importance dans l’évaluation de la pauvreté. Dans ce papier de recherche, on va appliquer l’une de ces méthodes statistiques sur les données de l’Enquête 1-2-3 (2004-5), en complétant ainsi le profil de la pauvreté monétaire en RDC. Les résultats de cette étude montrent que les ménages dans le milieu urbain disposent d’un ensemble d’avoirs plus important, de telle sorte qu’ils sont moins vulnérables aux chocs et plus capables de poursuivre une meilleure vie que leurs homologues ruraux. Ceci compte d’autant plus pour la province urbanisée de Kinshasa par rapport, à l’autre bout de l’échelle, aux provinces du Bandundu, du Maniema, Orientale et de l’Equateur. Par conséquent, et après avoir examiné les dimensions ‘budget’ et ‘capital’, on constate que la pauvreté urbaine en RDC est moins structurelle que celle de la campagne, ce qui nécessite donc des interventions d’un autre type. 

Abstract

By necessity as well as because of their intrinsic and complementary value, the asset-based approaches have recently regained importance in the field of poverty measurement. In this study, we apply one of these statistical methods based upon the findings of Survey 1-2-3 (2004-5), thus completing the profile of monetary poverty within the DRC. The results of this survey indicate that households from urban areas possess an aggregate of more important assets, which makes them less vulnerable to shocks and enables them to lead a better life than those in rural areas. This actually holds more true for the province of Kinshasa than for the provinces of Bandundu, Maniema, Oriental and Equateur. As a result, after having considered the ‘budget’ and ‘capital’ dimensions, we conclude that urban poverty within the DRC is less structural than poverty in the countryside, which necessitates interventions of another kind.

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